Traduction simultanée, six microphones et 47 heures d’autonomie : le wearable du géant chinois mise sur la légèreté
Par Johan | Publié le
🔥 Ce qu’il faut retenir
- Hisense lance les Vidda G11, ses premières lunettes audio à intelligence artificielle, à partir de 1 189 yuans (environ 160 euros)
- Une monture ultralégère de 26,5 grammes, des branches de 5,3 mm et un son tuné par l’acousticien danois Vifa
- Lancement exclusivement en Chine pour le moment, sans date confirmée pour l’Europe ni le marché français
Le marché des lunettes audio connectées vient d’accueillir un nouveau prétendant venu de Chine. Vidda, la sous-marque jeune d’Hisense dédiée aux jeunes consommateurs, vient de dévoiler ses Vidda G11, une paire de lunettes audio à intelligence artificielle qui mise sur la légèreté, la traduction en temps réel et un partenariat audio prestigieux. Sur le magazine high-tech testmateriel.net, on suit avec attention l’arrivée de ces wearables qui bousculent un segment longtemps réservé aux Ray-Ban Meta et Bose Frames.

Les Hisense Vidda G11 se déclinent en quatre styles de monture, du modèle acétate angulaire à la version métallique ronde, pour s’adapter à toutes les morphologies et goûts.
Une monture ultralégère qui joue la carte de la discrétion
La fiche technique met d’abord l’accent sur le poids et la finesse. La configuration la plus légère pèse seulement 26,5 grammes, soit moins qu’une paire de lunettes correctrices traditionnelles. Les branches mesurent 5,3 millimètres d’épaisseur dans leur portion la plus fine, et la marque revendique une conception ergonomique de seconde génération censée éviter les points de pression sur les oreilles et le nez après plusieurs heures de port. Plusieurs styles de monture sont proposés au lancement, du modèle arrondi classique à des formes plus angulaires, avec une certification IP54 qui ouvre la porte à un usage outdoor.
💡 Pour comprendre : la certification IP54
L’indice IP (International Protection) caractérise la résistance d’un appareil à la poussière et aux liquides. Le premier chiffre concerne les solides : un 5 signifie une protection contre la poussière sans étanchéité totale. Le second chiffre concerne les liquides : un 4 protège contre les projections d’eau venant de toutes les directions, mais ne permet pas l’immersion. Concrètement, des lunettes IP54 supportent la pluie fine, la transpiration et la poussière du quotidien, mais ne se baignent pas dans la piscine.
À 26,5 grammes, les Vidda G11 sont plus légères que la majorité des lunettes correctrices, un argument décisif pour un port quotidien prolongé.
Pour les amateurs qui cherchent une alternative dispo dès aujourd’hui en attendant le débarquement de la Vidda en Europe, plusieurs lunettes audio Bluetooth connectées couvrent déjà le segment open-ear avec des philosophies proches.
Un son tuné par Vifa et un réseau de six microphones
Le partenariat audio est l’argument différenciant de cette G11. Vidda a confié le tuning acoustique à Vifa, un fabricant danois historique réputé pour ses transducteurs haut de gamme. La marque promet une scène sonore spacieuse et équilibrée, sans fuite sonore excessive vers l’environnement, ce qui reste l’un des défis majeurs des designs à oreilles ouvertes. Côté captation, le constructeur passe à un réseau de six microphones, là où la concurrence se contente généralement de cinq. Ce micro supplémentaire permettrait une localisation plus précise de la source vocale et une réduction de bruit éolien jusqu’à 5 mètres par seconde, soit un vent de force 4 sur l’échelle de Beaufort.
💡 Pour comprendre : le beamforming microphonique
Le beamforming est une technique de traitement du signal qui exploite plusieurs microphones disposés à des positions précises sur l’appareil. En analysant les minuscules différences de temps d’arrivée du son sur chaque capsule, l’algorithme reconstruit virtuellement un faisceau d’écoute orienté vers la voix de l’utilisateur. Plus le réseau de microphones est dense, plus le faisceau est précis. Résultat : la voix est isolée des bruits ambiants (vent, foule, trafic) avant même d’être traitée par l’IA, ce qui améliore drastiquement la qualité des appels et la reconnaissance vocale.
L’autonomie annoncée atteint 47,2 heures en usage mixte, descendant à 12 heures en écoute musicale continue, avec une recharge magnétique pour simplifier le geste quotidien.
Une intelligence artificielle embarquée pour traduire en temps réel
La grande nouveauté de cette G11 réside dans son modèle d’IA embarqué directement dans le boîtier des lunettes. Cette IA assure la traduction de dialogue en temps réel, la reconnaissance vocale et le contrôle des commandes sans recourir systématiquement au cloud. La marque ne précise pas le nombre exact de langues supportées au lancement, mais le fait que le modèle tourne localement laisse présager une latence faible et un fonctionnement partiellement hors ligne, deux points critiques pour les usages en voyage ou en réunion multilingue.
💡 Pour comprendre : un modèle d’IA embarqué local
La plupart des assistants vocaux (Alexa, Siri, Google Assistant) envoient votre voix vers des serveurs distants pour traitement, ce qui implique une connexion internet et un délai de réponse. Un modèle d’IA embarqué tourne directement sur le processeur de l’appareil, sans connexion. Avantages : latence quasi nulle, fonctionnement hors ligne, données vocales qui ne quittent pas l’appareil. Inconvénient : la puissance de calcul limitée des wearables impose des modèles compressés, donc moins polyvalents que leurs grands frères dans le cloud.
Une fonction d’enregistrement audio complète l’arsenal, utile pour les journalistes, étudiants ou créateurs de contenu qui veulent capturer une réunion ou une interview sans sortir leur smartphone.

L’infographie officielle Hisense détaille les principales fonctionnalités des Vidda G11 : captation audio multipoints, IA conversationnelle, charge rapide magnétique et autonomie longue durée.
Prix, alternatives et disponibilité
Les Hisense Vidda G11 démarrent à 1 189 yuans en Chine, soit environ 160 euros au cours actuel. Un tarif agressif qui sous-cote nettement les références américaines comme les Bose Frames ou les Ray-Ban Meta, mais aussi les modèles Huawei du segment. Le lancement reste pour l’heure exclusivement chinois, via la plateforme JD.com, sans calendrier annoncé pour l’Europe. La principale alternative déjà disponible à l’international reste les Xiaomi Mijia Smart Audio Glasses, sur une philosophie open-ear et IA voisine.
| Caractéristique | Hisense Vidda G11 | Xiaomi Mijia Smart Audio |
|---|---|---|
| Poids | 26,5 g | ~28 g |
| Microphones | 6 (réseau spatial) | 5 |
| Tuning audio | Vifa (Danemark) | Maison |
| Autonomie max | 47,2 h (12 h écoute) | ~30 h |
| Certification | IP54 | IP54 |
| Prix de lancement | ~160 € | ~180 € |
Pour ceux qui veulent explorer dès maintenant la catégorie sans attendre une éventuelle commercialisation européenne, plusieurs smart glasses open-ear avec fonctions de traduction couvrent déjà le marché français.
Faut-il attendre les Vidda G11 en Europe ?
À 160 euros avec un tuning Vifa et une IA locale, les Vidda G11 redéfinissent le rapport qualité-prix du segment, à condition qu’elles franchissent les frontières chinoises.
À l’heure actuelle, rien n’indique que la Vidda commercialisera ses lunettes hors de Chine. La sous-marque a historiquement concentré ses lancements sur le marché intérieur, ce qui complique l’arrivée d’un produit d’import direct en France. Pour les passionnés qui souhaitent quand même tenter l’aventure, l’achat via plateforme d’import implique des frais de douane, une garantie limitée et l’absence de support technique localisé. Mieux vaut surveiller les annonces officielles avant de se lancer.
Si tu hésites entre les références déjà disponibles en France (Bose, Ray-Ban Meta, Xiaomi) et que tu veux un avis personnalisé selon ton usage (sport, voyage, télétravail), pose ta question en commentaire, sinon je suis là pour creuser le sujet avec toi.
Pour suivre l’évolution officielle du dossier Vidda G11 et les éventuelles annonces de commercialisation européenne, le mieux reste de consulter directement le site officiel d’Hisense France.

Quand les Hisense Vidda G11 seront-elles disponibles en France ?
À ce jour, aucune date officielle n’a été annoncée pour le marché français ni européen. Le lancement est exclusivement chinois via la plateforme JD.com depuis avril 2026. Hisense pourrait étendre la commercialisation par la suite, mais rien n’est confirmé.
Quel est le prix des Hisense Vidda G11 ?
Le tarif de lancement chinois est fixé à 1 189 yuans, soit environ 160 euros au cours actuel. Avec les subventions gouvernementales locales, le prix peut descendre à 1 104 yuans (environ 145 euros). Si la marque commercialise le produit en Europe, le tarif pourrait être plus élevé du fait des taxes et marges de distribution.
Quelles sont les alternatives disponibles en France ?
Plusieurs concurrents couvrent déjà le segment des lunettes audio connectées en France : les Ray-Ban Meta de Luxottica et Meta, les Bose Frames, les Xiaomi Mijia Smart Audio Glasses et diverses références chinoises importées. Le choix dépend du budget, du style de monture souhaité et des fonctions IA recherchées.
Que signifie l’indice IP54 des lunettes G11 ?
L’indice IP54 garantit une protection contre la poussière (sans étanchéité totale) et contre les projections d’eau venant de toutes les directions. Concrètement, vous pouvez porter les G11 sous une pluie fine ou par temps poussiéreux, mais elles ne sont pas conçues pour la natation ou la douche.
Combien de temps tiennent les Vidda G11 sur une charge ?
La marque annonce jusqu’à 47,2 heures d’autonomie en usage mixte, qui descendent à 12 heures en écoute musicale continue. La recharge se fait via un connecteur magnétique propriétaire, plus rapide à brancher qu’un port USB-C classique sur une monture aussi fine.
Les Hisense Vidda G11 sont-elles compatibles avec des verres correcteurs ?
Oui, le constructeur propose le montage de verres correcteurs sur les G11. La marque recommande toutefois de vérifier la compatibilité avec votre prescription auprès du service client avant achat, certains correctifs forts pouvant ne pas s’adapter à la géométrie des montures ultrafines.

