Sommaire
Des niveaux de pollution atmosphérique alarmants
En 2024, la pollution de l’air a atteint des niveaux préoccupants dans plusieurs grandes villes mondiales, compromettant la santé de millions de personnes.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 4 millions de décès prématurés annuels sont attribués à la pollution atmosphérique. Les particules fines s’infiltrent profondément dans les poumons et le système cardiovasculaire, augmentant les risques de maladies telles que les infections respiratoires, les accidents vasculaires cérébraux et les cancers.
La pollution de l’air est donc un des dangers environnementaux majeurs pour la santé humaine.
Des villes particulièrement à risque
Un rapport préoccupant d’IQAir
En mars dernier, la société suisse IQAir a publié une étude sur la qualité de l’air, révélant une concentration alarmante de particules fines (PM2,5), surpassant largement les recommandations de l’OMS dans de nombreuses villes. Certaines cités se distinguent négativement de manière significative.
L’Asie en tête des zones critiques
Une majorité écrasante des centres urbains les plus touchés par la pollution atmosferique se situe en Asie, notamment en Inde et au Pakistan. Sur les 20 villes les plus polluées, 19 se trouvent en Asie, dont 11 en Inde, le pays le plus peuplé au monde.
Byrnihat, en Inde, occupe la première place avec une concentration annuelle moyenne de PM2,5 de 128,2 µg/m³, soit plus de 25 fois la limite recommandée par l’OMS.
D’autres villes indiennes telles que Delhi, Mullanpur et Faridabad suivent de près.
Au Pakistan, Lahore se distingue avec une concentration de 102,1 µg/m³, suivie par Dera Ismail Khan et Multan. Les niveaux élevés de pollution y sont principalement le résultat de la combustion de charbon, des émissions industrielles et des gaz d’échappement des véhicules.
L’Inde et le Pakistan comptent ensemble 18 des 20 villes les plus polluées au monde. Le classement est complété par Karaganda, une grande cité industrielle du Kazakhstan, N’Djamena, la capitale du Tchad, et Hotan en Chine.
La situation en Europe et ailleurs
Les mauvais élèves européens
En Europe, les villes les moins performantes en matière de qualité de l’air se trouvent principalement en Serbie, avec Novi Pazar atteignant des niveaux de particules fines de 38,8 µg/m³, soit la plus élevée du continent. S’ensuivent des villes en Bosnie, Monténégro et Macédoine. En France, Saint-Denis est la ville la plus polluée, suivie de Juvignac, Montlhéry et Cayenne.
Le continent américain, pas épargné
De l’autre côté de l’Atlantique, la ville la plus polluée est Whitecourt, au Canada, suivie par plusieurs villes mexicaines.
Des efforts insuffisants pour combattre la pollution
Bien que la situation soit grave, les actions entreprises pour lutter contre la pollution de l’air demeurent insuffisantes. Malgré les investissements entrepris dans les énergies renouvelables et des moyens de transport plus propres, la dépendance au charbon et aux combustibles fossiles reste élevée. De plus, la mise en place de politiques environnementales efficaces est souvent entravée par des intérêts économiques et politiques.
En France, la qualité de l’air reste bonne par rapport à d’autres pays, mais ce n’est pas le cas partout dans le monde.
