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Smartphones bannis dans les collèges : une mesure dès la rentrée 2025
L’interdiction des téléphones portables dans les collèges sera effective dès la rentrée scolaire 2025, comme l’a récemment annoncé Élisabeth Borne, dans l’objectif de promouvoir une “pause numérique”.
François Bonhomme, sénateur LR, a questionné la ministre de l’Éducation nationale sur le “caractère nocif des smartphones” lors des questions d’actualité du gouvernement.
La mise en place de la “pause numérique”, déjà en test dans une centaine de collèges, nécessite que les élèves laissent leurs téléphones à l’entrée jusqu’à la fin des cours.
Selon Élisabeth Borne, les premières expériences ont donné des retours très positifs, notamment quant à l’amélioration du climat scolaire.
Une vieille idée enfin concrétisée
La possession de smartphones par les jeunes ne cesse de croître. Une étude de Junior City en 2021 indiquait que 55 % des enfants âgés de 7 à 14 ans détenaient un téléphone portable.
Ce phénomène alarme parents, enseignants et divers organismes qui soulignent la nécessité de réguler l’usage, compte tenu des risques tels que l’addiction, le contenu inapproprié, et le cyberharcèlement.
C’est pourquoi, dès 2024, le Gouvernement a envisagé l’interdiction pure et simple des smartphones dans les écoles maternelles, élémentaires et collèges.
Emmanuel Macron a régulièrement exprimé la volonté d’imposer des restrictions, ou même des interdictions concernant l’accès aux écrans pour les enfants. À la rentrée 2024, des affaires de cyberharcèlement tragiques ont remis la question des smartphones sur le devant de la scène. C’est dans ce contexte que Nicole Belloubet, alors ministre de l’Éducation nationale, a initié l’expérimentation de l’interdiction dans près de 200 collèges dès septembre 2024.
Alexandre Portier, ministre délégué de l’époque, avait souligné les retours positifs des établissements participants et évoqué que la généralisation du dispositif pourrait effectivement intervenir au plus tard à la rentrée de septembre 2025.
Concrétisation de la mesure : Modalités et exceptions
Actuellement, les lycées et collèges français prohibent théoriquement l’usage des smartphones, bien qu’ils puissent être conservés sur soi sans être utilisés. L’interdiction s’étend à toutes les activités scolaires, y compris pendant les récréations.
Chaque établissement est responsable du respect de la loi.
Avec l’extension de la “pause numérique”, les élèves devront déposer leurs appareils dans des casiers ou pochettes à leur arrivée. Cette interdiction couvrira les activités scolaires et périscolaires. Des adaptations spécifiques, telles qu’un service vocal pour la communication parentale ou l’usage pédagogique des smartphones seront prévues.
Les conseils départementaux géreront les aspects pratiques et financiers de la mise en œuvre. Selon Élisabeth Borne, les coûts de cette opération pourraient être minimes, mais plusieurs questions subsistent : la logistique du dispositif quotidien, les sanctions pour non-respect, et l’acceptation parentale.
Sur la voie de la régulation numérique
Cette décision découle d’un rapport sur les impacts des écrans sur les jeunes, commandé par Emmanuel Macron. Nicole Belloubet avait mentionné que la mesure n’excluait pas le numérique à vocation pédagogique, prônant un usage contrôlé de l’intelligence artificielle dans l’éducation.
Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse en avril 2024, avait précisé que “avant 15 ans, un contrôle parental est indispensable”, soutenant l’idée d’une majorité numérique dès 15 ans en Europe.
D’après un baromètre publié en juillet 2024, 73 % des Français supportent l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, et 75 % souhaitent des limitations strictes dans les lycées. C’est dans cet élan que le Gouvernement a choisi d’intensifier ses régulations.
